Cet article est en rédaction et nous le publions seulement aujourd’hui le 08 décembre 2024, un jour terrible pour la cause palestinienne que nous soutenons. Nous tenons à adresser nos prières les plus dignes envers le peuple syrien dans toutes ses composantes, car ils vont tous être persécutés (alaouites, kurdes, chrétiens, sunnites qui ne sont pas dans le délire puritain ultra-conservateur débile de cet immonde fils de pute de Joulani, athées, agnostiques, sunnites sécularisés), aux palestiniens, aux libanais, aux yéménites, aux iraniens, aux irakiens à tous les peuples arabes et musulmans qui subissent le $ionisme.
Nous crions fermement qu’ils se libéreront un jour et que l’immondice $ioniste sera démantelée et que ses acteurs et complices payeront pour leurs crimes. Nous espérons également qu’un front militaire antisioniste s’ouvrira à l’avenir en Occident.
Gloire éternelle à Bachar el-Assad, à Qassem Soleimani, à Yahia Sinwar, à Ismail Haniyeh, à Abou Obeida, aux Houthis, à Vladimir Poutine, à Xi Jinping, à Kim Jong-Un, aux castristes cubains, à Maduro, à Loukatchenko et à toutes les forces de la résistance dans le monde !!!
Tous les fils de pute qui font chier h24 avec l’islamisme se réjouissent de l’arrivée au pouvoir des pires islamistes mafieux criminels.
Bien que création du colon français qui amputa la Syrie d’une partie de son littoral à majorité chrétienne pour donner un État aux Maronites que la France estimait alors comme étant ses alliés éternels, le Liban possède une riche histoire. C’est le foyer de naissance de la civilisation phénicienne qui s’exporta jusqu’à Carthage en actuelle Tunisie. Ce fut ensuite une région importante des Empires perse, macédonien, romain, byzantin, arabo-musulman et ottoman et un lieu-clé des Croisades. Il faut combattre la propagande occidentalo-phalangiste sur le « paradis chrétien », « la Suisse du Moyen-Orient » qui aurait été perverti par l’implantation des réfugiés palestiniens fuyant la Nakba des génocidaires sionistes et par l’émergence politico-religieuse des musulmans, en particulier des chiites. En réalité, ce fut un État instable depuis l’indépendance, dominé par les occidentaux et marqué par de profondes inégalités et injustices, très répressif et violent envers les contestataires qui voulaient obtenir l’indépendance politique du pays vis à vis de l’occident, soutenir les palestiniens et mettre fin à la domination politico-économique des maronites. Ces derniers pouvaient avoir des projets politiques très différents : la révolution socialiste du Parti Communiste du Liban et des divers groupes marxistes-léninistes, le pan-arabisme des nassériens, des baasistes ou des pan-arabistes indépendants, la pan-syrianisme du PSNS ou la défense d’intérêts communautaires au sein d’un projet émancipateur global pour toutes les communautés, ce qui concerne aussi bien le Mouvement Amal représentant les chiites que le Parti Socialiste Progressiste représentant les druzes.
Ces forces se rassemblent en 1972 sous le nom de Mouvement National Libanais.
La confrontation armée entre les milices appartenant au MNL et les milices défendant le status-quo de domination maronite, de soumission à l’occident et l’hostilité aux palestiniens (qui n’ont pas la citoyenneté libanaise et vivent dans des camps de réfugiés aux conditions de vie très précaires sans services publics) réunies dans la coalition des Forces Libanaises (aussi appelées « phalangistes » par métonymie de sa faction principale Kataeb ou la Phalange) est le point de départ de la Guerre civile libanaise de 1975 à 1990 qui meurtrit le pays. Elle servit de contexte à l’invasion israhellienne du sud-liban en 1978 puis prolongée jusqu’à Beyrouth en 1982 en maintenant le contrôle d’une armée de supplétifs, la soi-disant « Armée du Sud-Liban » dirigée par les traîtres Saad Haddad et Antoine Lahad, deux généraux chrétiens félons qui quittèrent l’armée libanaise avec soldats, armes et bagages. L’ASL supplante jusqu’à la victoire du Hezbollah en 2000, qui la démantèle, le très faible appareil d’État libanais dans le sud. Antoine Lahad parvint à s’échapper en 2000 et à voir en Israhell puis dans la France, pays déjà colonisé par le $ionisme à l’époque. Il est condamné à mort en 2004 par contumace pour trahison.
L’armée syrienne resta également au Liban de 1977 à 2005. On peut s’interroger sur ses objectifs et nous ne prétendons pas que toutes ses décisions furent avisées (l’obsession d’éliminer ou d’affaiblir à Arafat afin de lui ravir le monopole de la cause palestinienne est un objectif stratégique syrien dont on peut contester la légitimité morale et la pertinence stratégique, tout en étant par ailleurs critique d’Arafat et de ses compromissions indignes en particulier la signature des iniques Accords d’Oslo, trahison sordide et péché qu’il a voulu expier à travers son comportement digne durant la Seconde Intifada). Mais, elle ne saurait en aucun cas être mise sur le même plan que les armées criminelles génocidaires d’Israhell et des occidentaux qui occupèrent le Liban dans les années 1980 à travers la soi-disant force d’interposition de l’ONU de 1982 à 1984. Le départ des occidentaux est à mettre au crédit de la Mouvance Hezbollah notamment à travers l’appellation Organisation du Jihad Islamique (dont il n’est pas encore établi si c’est un groupe armée chiite sympathisant du Hezbollah ou une émanation directe du parti dont le premier secrétaire officiel fut Subhi al Toufeili de 1989 à 1991 qui devient ensuite un renégat ennemi de la cause anti-impérialiste puis Abbas Moussaoui RIP de 1991 à 1992 assassiné par Israhell, Hassan Nasrallah, qu’il repose en paix et que le Seigneur tout puissant lui accorde la gloire éternelle, dirigeant de 1992 à 2024 avant son assassinat par les ignobles monstres sionistes, et enfin Naim Qassem depuis 2024).
Cette guerre fit beaucoup de mal aux libanais, elle généralisé l’emploi de la voiture piégée pour éliminer des dirigeants politiques, les snipers dans Beyrouth, les mines anti-personnelles dans le sud du Liban, les massacres de villages chrétiens entiers par les milices palestiniennes ou du MNL en représailles aux crimes phalangistes (comme à Damour et Aishiyeh) mais aussi des massacres de chrétiens entre eux (les Kataeb visant le PNL à Safra, la Brigade Marada visant les Kataeb à Qaa), le massacre des camps palestiniens de Sabra & Chatila, de Tel al Zaatar par les phalangistes aidés des sionistes, le massacre de villages druzes entiers par les phalangistes comme à Salima, bref ce fut absolument atroce.
Et le Génial Sayyid Hassan Nasrallah eut cette idée brillante de cautériser cette plaie, de réunir tous les patriotes libanais désireux de reconstruire le pays sans se soumettre aux occidentaux, en soutenant les palestiniens, sans sectaire et ainsi d’isoler les éléments néfastes comme Samir Geagea.
L’Alliance du 8 mars réunit les forces suivantes :
– le Hezbollah (« Parti de Dieu ») est un parti islamiste chiite, initialement basé sur la pensée du Velayet e-Faqih de l’Ayatollah Khomeini (ce qui appliqué au Liban aurait signifié un Etat islamique libanais, position intenable moralement et pragmatiquement), il évolue vers un patriotisme social libanais unissant les différentes communautés et pratiquant la solidarité envers les plus démunis, dont la colonne vertébrale unificatrice est l’antisionisme. Le Hezbollah est la plus puissante composante de l’Alliance du 8 Mars, c’est cet « Etat dans l’Etat » comme on le présente souvent qui a uni tous ces mouvements d’horizons différents.
La genèse du Hezbollah est encore méconnue et c’est aussi cette capacité à conserver ses activités secrètes qui a fait sa force, son efficacité face à israhell.
Contrairement à beaucoup d’organisations libanaises, le Hezbollah n’est pas né du contexte des années 1970, d’une volonté d’hégémonie et d’appliquer un programme politique, il est né de la résistance à l’occupation israhellienne, notamment dans le sud du Liban confronté à la présence des troupes sionistes et à ses supplétifs de « l’Armée du Sud-Liban ». C’est dans cette guerre au Sud que le Hezbollah a fait le preuve de sa qualité politique avant de conquérir Beyrouth.
– les communautaristes laïcs chiites de Amal (« Espoir »), un parti politique de gauche pro-syrien représentant la communauté chiite libanaise considérée comme la partie la plus pauvre et opprimée de la population libanaise dans les années 1970. Ce n’est donc pas un parti islamiste mais un parti visant à libérer cette communauté de l’oppression, un peu comme le Black Panther Party vise à libérer les afro-américains de l’oppression qu’ils subissent aux USA. L’organisation est fondée en 1974 sous le nom de « Mouvement des Déshérités » (ce qui marque l’ancrage social du parti) ainsi par l’imam chiite Moussa al-Sadr et l’évêque rouge melkite (de rite grec-catholique) Grégoire Haddad à qui le Vatican fera retiré son épiscopat en raison de son engagement politique révolutionnaire. L’avocat Nabih Berri (l’actuel dirigeant du parti) leur succède au début des années 80.
La branche armée du mouvement se nomme « les régiments de la résistance libanaise », ce qui forme le sigle Amal en arabe, sigle qui forme également le mot « espoir ».
Amal était rival du Hezbollah dans les années 1980 et les deux partis se sont entretués lors de ladite « guerre des camps » (1985-1988) puis dans la « guerre fratricide » (1988-1990 »), tout en combattant tous les deux l’occupant israhellien. Le Hezbollah a remporté la guerre fratricide et a décidé de proposer une alliance à Amal qui l’a accepté depuis lors, malgré les milliers de morts dans les deux camps (dixit Wikipedia, 500 combattants du Hezbollah et 2000 d’Amal sont morts dans les affrontements fratricides de 1988-1990 plus ceux qui sont morts entre 1985 et 1988 dans la guerre des camps qui opposait l’OLP et ses alliés dont le Hezbollah à l’Armée Syrienne et ses alliés dont Amal). Ensemble, ils ont vaincu l’occupant israhellien par deux fois en 2000 et en 2006. Ils le vaincront à nouveau en 2024 ou en 2025, vous pouvez en être certains !
– le Courant Patriotique Libre fondé en 2005 par le général Michel Aoun qui dirigeait l’Armée Libanaise dans les années 1980. Le CPL a une base politique avant tout chrétienne et maronite (de par l’origine communautaire de Michel Aoun) mais se revendique laïc, partisan de la séparation entre religion et État, et ne se revendique même pas du christianisme dans sa charte, mais de « la psyché libanaise qui irrigue la lutte du Général Michel Aoun ». C’est donc un parti nationaliste libanais. L’armée libanaise du Général Aoun a combattu l’occupation israhellienne (1978-2000) mais aussi l’intervention syrienne (1978-2005) et a milité pour la réconciliation des Libanais divisés selon leur appartenance communautaire et au sein de leurs communautés entre milices rivales s’entretuant. Aoun a tenté de défendre l’autorité de l’État arbitre entre citoyens et communautés.
Son retour au Liban en 2005 après 16 ans d’exil depuis 1989 en France, à la suite de négociations avec le Hezbollah, et l’alliance du 8 mars 2005 constituée par la suite est une énorme victoire pour la cause des peuples libres et de la paix ! Le départ de l’armée syrienne de manière pacifique a été une vrai réussite de l’axe de la résistance Iran-Syrie-Hezbollah auxquels s’ajoutent depuis les Ansar Allah du Yémen, le Hamas, le Jihad Islamique palestinien (et les autres forces de la résistance palestinienne), les Hachd al Chaabi d’Irak notamment.
– le parti Dachnak qui représente la diaspora arménienne du Liban (qui est chrétienne), c’est un parti nationaliste arménien, ancien et prestigieux fondé en 1890 dans l’Empire russe. Sa branche libanaise fondée en 1920 vise à servir les intérêts de la nombreuse communauté arménienne du Liban.
– la Ligue des Travailleurs est fondée à la fin des années 1960 par le marxiste-léniniste sunnite Zaher el-Khatib, actuel président de l’association libanaise de soutien à la Corée démocratique et populaire, qui a combattu lors de la Guerre civile libanaise aux côtés du Parti Socialiste Progressiste du druze Walid Joumblatt puis aux côtés du Mouvement Amal.
– Al Ahbash (« Les Ethiopiens ») ou l’Association des Projets de Charité Islamique, une association traditionnaliste sunnite soufie fondée dans les années 1930 par l’éthiopien Abdullah al-Harari (originaire de Harar en Ethiopie) a essaimé dans le monde entier (jusqu’en France, influençant le rappeur Kery James). Ils s’opposent au salafisme, au wahhabisme et à la Confrérie des Frères Musulmans. Cette association s’est rapproché du mouvement Amal dans les années 1980 et sa présence dans cette alliance est aussi importante, belle, symbolique, prestigieuse que logique.
– le Mouvement Marada, parti politique chrétien maronite fondé par Tony Frangié, du clan maronite Frangié rival du clan Gemayel, dirigeant la milice Kataeb (la Phalange ou les Phalangistes), principale force composant la coalition de milices nommée les Forces Libanaises (auxquels se réfèrent également par extension le terme « phalangistes », c’est cette structure dirigée par Elie Hobeika puis/et Samir Geagea qui commit les crimes abominables de Sabra et Chatila avec l’aide de l’armée israhellienne d’Ariel Sharon directement impliqué dans le massacre, ces crimes, un massacre de milliers de civils hommes femmes enfants, choquèrent le monde entier), dans les années 1970. Il y’a d’abord la force armée constituée en 1967 et appellée Brigade Marada ou aussi Armée de Libération de Zgharta (du nom de la ville du nord du Liban, fief du Clan Frangié). La branche politique naît seulement en 1991 pour perpétuer l’héritage de la force armée.
Marada fait référence aux maradites, des souverains chrétiens qui ont régné sur l’actuel Liban entre le VIIème et le Xème siècle. Ils étaient basés à la frontière entre l’Empire Byzantin et le califat ommeyyade puis abbasside et jouaient de la rivalité entre les 2 Etats qui leur accordaient chacun une autonomie.
Une vendetta sanglante éclate en 1977 entre les clans Frangié et Gemayel, ce qui pousse la Brigade Marada à quitter la coalition des Forces Libanaises, à entrer en conflit avec ces dernières pour le restant de la guerre. Le clan Frangié s’allie alors avec la Syrie et les milices libanaises alliées à la Syrie.
– le Parti de l’Union, un parti sunnite nassérien, fondé dans les années 1960 par Abdoul Rahim Mrad qui fut ministre et député dans les années 90 et 2000
– la branche libanaise du Parti Baas Arabe Socialiste est fondée en 1953 par Assem Qanso. Elle reconnaît le primat du Parti Baas syrien depuis le schisme de 1966 avec le parti irakien qui a lui-même généré des branches dans d’autres pays. Il y’a plusieurs pays comme au Soudan ou au Yemen où les branches pro-syrienne et pro-irakienne co-existent, s’affrontent ou s’allient selon le contexte. La branche pro-syrienne est considérée comme plus à gauche, plus laïque, plus socialiste que la branche pro-irakienne, plus conservatrice, plus islamique/islamiste.
Le Parti Baas, inspiré par les écrits de Michel Aflaq et Salah al-Bitar, vise la formation d’un État arabe unique du Maroc à l’Irak, un État se voulant socialiste (mais non-marxiste) et séculier (mais pas laïc à la française, l’islam est religion d’État en Syrie depuis 2012, par contre les chrétiens et autres minorités religieuses peuvent pratiquer leur foi en toute quiétude). Il s’est illustré par la lutte contre l’occupant israhellien dans les années 1980.
– le Parti de la Dignité (anciennement Parti de la Libération Arabe) est un parti nationaliste pan-arabe, implanté avant tout dans la ville de Tripoli à majorité sunnite. Il est fondé en 1970 par Omar Karami, originaire d’un des principaux clans sunnites de Tripoli et qui fut plusieurs fois ministre. Il est le frère de Rachid Karami, homme politique emblématique du Liban qui fut 6 fois premier ministre entre 1955 et son assassinat le 1er juin 1987 commandité par Samir Geagea qui a été emprisonné dans les années 90 pour ce crime. Rachid Karami était un candidat indépendant mais associé au Mouvement National Libanais.
Le parti est aujourd’hui dirigé par le fils de Omar, Faisal Karami.
– le Parti Social-Nationaliste Syrien est un parti nationaliste pan-syrien (et non pas nationaliste pan-arabe ni nationaliste libanais, il faut bien différencier ces trois notions !), fondé en 1932 à Beyrouth par Antoun Saadé (un chrétien de rite grec-orthodoxe). Il vise à former un Etat syrien qui reprendrait grosso modo les délimitations du Croissant Fertile où sont apparus l’agriculture et l’écriture il y’a des milliers d’années. Le PSNS considère que la civilisation syrienne est une sur tout ce territoire et multi-millénaire. L’État que souhaite former le PSNS engloberait donc les territoires des États actuels suivants : Syrie, Liban, Jordanie, Irak, Koweit, Chypre, Palestine (annexée, le soi-disant « israhell » et la partie sous occupation directe ou indirecte). Il souhaite également annexer la péninsule du Sinaï, actuellement sous administration égyptienne, et contrôler les zones côtières autour du golfe d’Aqaba, ce qui l’amènerait à annexer également une partie du territoire saoudien. Le PSNS glorifie le passé pré-chrétien de la région et affirme qu’il existe une pureté de la race syrienne à laquelle il faudrait retourner et qui mettrait fin aux conflits religieux, notamment entre chrétiens, druzes, musulmans chiites/alaouites et musulmans sunnites, et aux conflits linguistiques, entre arabes, assyro-chaldéens et kurdes. Le PSNS combat l’occupation française de la Syrie et du Liban et considère que le Liban est une création française et que le nationalisme libanais n’a aucun fondement.
Il s’illustre par la suite par la lutte contre les différents gouvernements des deux pays, jusqu’à l’arrivée au pouvoir d’Hafez el Assad avec qui le PSNS s’allie au sein du Front National Progressiste au pouvoir en Syrie. Antoun Saadé est condamné à mort et exécuté au Liban en 1948.
Le PSNS assassine le président libanais Bachir Gemayel en 1982 et s’illustre dans la lutte contre l’occupant israhellien notamment par des attentats-suicides.
Venant d’un parti s’opposant à la fois à l’islamisme, au baasisme et au nationalisme libanais, il est particulièrement significatif de le voir s’allier avec des mouvements qui le revendiquent et cela montre la qualité humaine du Hezbollah et des autres composantes de cette alliance dont le PSNS capables de laisser leur dogmatisme de côté pour combattre les ennemis communs (Israhell, les groupes takfiris comme Daesh et Al Qaida, la corruption du clan Hariri sous sponsoring occidental et saoudien) et agir pour le bien de leur peuple, de ce qui est qu’ils le veulent ou non de facto leur patrie : le Liban.
– le Parti Démocratique Libanais, parti conservateur de centre-droit créé en 2001 par le prince druze Talal Arslan aussi appellé l’Emir Talal, en effet c’est le chef religieux de la communauté druze (par opposition au clan Joumblatt qui a souvent été présenté comme la direction politique de la communauté druze de par le prestige et l’influence de son parti politique de gauche, le Parti Socialiste Progressiste, mais qui n’a pas la légitimité traditionnelle du clan Arslan). Il est le fils de l’émir Majid Arslan, artisan majeur de l’indépendance de la République du Liban en 1943. En effet, Majid Arslan échappa à l’arrestation le 10 novembre 1943 de la quasi-totalité du gouvernement libanais (les seuls ministres à y échapper comme Arslan, Sabri Hamadeh and Habib Abi Shahla, le furent en ne dormant pas chez eux la veille) et fonda avec Hamadeh et Abi Shahla, un gouvernement du Liban libre. L’activité du gouvernement fut soutenue par des rebellions armées, des grèves, des mutineries, si bien que les Etats arabes et le Royaume-Uni firent pression sur la France pour que les prisonniers soient libérés et que l’indépendance du Liban fut reconnue. C’est la révolution libanaise de 1943.
– Le Parti Démocratique Arabe est fondé en 1974 à Tripoli dans le nord du Liban par Ali Eid, du Mouvement de la Jeunesse Alaouite, un proche de Rifaat al-Assad, frère de Hafez el Assad et homme fort de la République Arabe Syrienne jusqu’à sa tentative avortée de coup d’État en 1984. Ali Eid nomma son fils, actuellement à la tête du PDA, Rifaat Eid en hommage à Rifaat al-Assad.
Le PDA fonde lors de la Guerre civile libanaise, la milice des Chevaliers Rouges qui combat l’occupant israhellien, le Mouvement Tahweed (d’obédience salafo-frériste), implantée sur Tripoli et opposé à la présence syrienne (de par ses liens avec les frères musulmans syriens dont la tentative d’insurrection a été matée dans le sang par Rifaat el-Assad à Hama en 1982).
Les Chevaliers Rouges en alliance avec la Garde Populaire du Parti Communiste Libanais contrôle durant les années 1980 le port pétrolier de Tripoli, ce qui lui donne une grande puissance.
– le Parti de l’Unification Arabe, parti nationaliste pan-arabe fondé en 2006 par le druze du Chouf, Wiam Wahhab
– le Parti de la Solidarité, un parti maronite libéral fondé en 1985 par Emile Rahme, un avocat qui fut nommé responsable du secteur justice des Forces Libanaises en 1986 et qui a défendu en 1994 Samir Geagea à son procès. On a donc un poids lourd du maronisme qui rejoint encore une fois la coalition du Hezbollah. Que de victoires pour ce grand parti qu’est le Hezbollah !
– Le Mouvement de la Lutte Arabe Libanaise, parti nationaliste arabe fondé en 1986 par le druze Faisal Daoud. Comme beaucoup des petits partis et même de certains des plus importants partis du pays, c’est un parti construit autour d’un clan familial et c’est le fils de Faisal Daoud qui lui a succédé à la tête du parti.
– l’Organisation Populaire Nassérienne est un parti nationaliste pan-arabe fondé en 1973 à Sidon (aussi appellée Saïda) dans le sud du Liban par le sunnite Maarouf Saad comme d’autres partis précédemment cités, il a avant tout un ancrage local et familial. L’OPN était très proche de l’OLP de Yasser Arafat et d’al-Mourabitoun et ensemble ils ont mené l’assaut sur le village de Damour, tenté de conquérir le Mont Liban et combattu l’armée israhellienne et ses supplétifs de la soi-disant « Armée du Sud-Liban ». Ils ont gagné la guerre ensemble et sont désormais alliés.
– Le Mouvement du Peuple est un parti nationaliste pan-arabe et socialiste nassérien fondé par en 2000 par Najah Wakim, député opposé aux Gemayel et à l’occupation israhellienne dans les années 1980. Il fonde le MP en 2000 pour s’opposer à la politique de privatisation du clan Hariri alors au pouvoir.
– Al-Mourabitoun (« Les Sentinelles ») est le nom de la force armée du Mouvement des Nassériens Indépendants fondé en 1957 par Ibrahim Kulaylat, un sunnite de Beyrouth. Le mouvement est très puissant à l’époque de la Guerre civile libanaise de 1958 qui fait plus de 6000 morts en 3 mois. Il fait partie de l’opposition armée aux côtés du parti pan-arabiste de droite al-Najadeh (« les Sauveteurs »), du Parti Communiste libanais et du Parti Socialiste Progressiste qui affrontent le gouvernement libanais de Camille Chamoun, accusé d’avoir truqué les précédentes élections avec l’aide de la CIA et d’avoir rompu le Pacte National. L’opposition armée perd la guerre avec plus de 5000 morts dans ses rangs. A noter que le PSNS et les Dachnak ont à l’époque combattu pour défendre le gouvernement pourtant pro-étatsunien de Chamoun, sans doute par anti-communisme. Dans les années suivantes, le MNI s’impose comme le principal parti de la communauté sunnite et rejoint par antisionisme, anti-américanisme et par socialisme en 1969 le Front des Partis Progressistes et des Forces Nationales qui devient en 1972 le Mouvement National Libanais dirigé par Kamal Joumblatt, le dirigeant druze du PSP. Son fils lui succède lors de son assassinat par la Syrie en 1977.
– Le Mouvement des Nassériens Unionistes est une scission d’Al Mourabitoun formée en 1982 et menée par Samir Sabbagh. Elle a joué un rôle relativement mineur et réclame l’unification de tous les mouvements nasséristes en une seule organisation. Elle pourrait être liée à l’Organisation Nassériste Unifiée, une force armée soutenue par la Lybie, qui a attaqué en 1987 la base aérienne anglaise à Chypre et n’a plus fait parlé d’elle par la suite.
En conclusion, on ne peut être qu’admiratifs devant le succès du rassemblement patriotique opéré par l’Alliance du 8 mars 2005 autour du Hezbollah. Unir tactiquement contre le sionisme, le clan corrompu des Hariri et le phalangisme revanchard et totalement obsolète d’un Geagea, des forces qui se sont entretuées physiquement durant des années et qui possède des projets politiques qui sont forcément antagoniques à long terme mais qui dans l’immédiat peuvent travailler ensemble à la défense et à la construction du pays ne peut que susciter l’admiration.
Cela peut nous faire réfléchir également quant à notre style de travail dans l’État français et dans les métropoles impérialistes occidentales en général, à l’heure où le sectarisme extrême prédomine.
Il est clair que chez nous, seule l’expropriation de la bourgeoisie peut apporter des succès politiques à la cause du peuple travailleur. Mais, on peut dialoguer entre individus d’horizons philosophiques divers dans l’intérêt de faire avancer le projet d’expropriation révolutionnaire de la bourgeoisie.
C’est un des objectifs de la Sartan Roujo donc n’hésitez pas à nous contacter si ce projet de dialogue vous intéresse.
