Nous évoquerons ici le développement historique du mouvement prolétarien-révolutionnaire international de 1740 à nos jours, ses victoires grâce au marxisme-léninisme de Staline et une proposition d’action pour pouvoir vaincre définitivement le capitalisme après une phase historique de défaite dans les années 1990 : la Nouvelle Internationale Communiste sur la base du marxisme-léninisme de Staline
I) L’établissement d’une science guidant le mouvement ouvrier : le marxisme
Le mode de production capitaliste s’établit en Angleterre dans les années 1740 et s’étend par la suite aux autres pays d’Europe au siècle suivant.
Le prolétariat naît alors à cette époque. Il est une classe faible, inexpérimentée, sans la capacité alors à imposer ses intérêts. Petit à petit vont se constituer des sociétés d’entre-aide ouvrières, qui vont devenir des syndicats mais cela prendra près d’un siècle.
Dans le cadre du processus de révolution bourgeoise-démocratique qu’a été la Révolution française, émerge à la marge l’idée communiste de Gracchus Baboeuf et de la Conjuration des Égaux, réprimée dans le sang. Le conjuré Philippe Buonarroti la diffuse au sein de sociétés secrètes républicaines jusqu’à sa mort en 1837.
L’une de ces sociétés, la Ligue des Justes fondée en 1836 par Wilhelm Weitling se base sur les idées des Egaux et soutient les révolutionnaires républicains français Blanqui et Barbès.
En intégrant Marx et Engels, la Ligue des Justes devient en 1847 la Ligue des Communistes avant d’être dissoute par Marx en 1852 car elle restait un petit groupe d’intellectuels même si qualitativement supérieur aux précédents.
Marx et Engels apporte à ce socialisme d’origine française, révolutionnaire mais inefficace car idéaliste, une méthode scientifique basée sur le matérialisme (avec sa dimension empirique), notamment les découvertes économiques des économistes anglais Adam Smith et Ricardo, et sur la dialectique (avec sa dimension rationaliste), développée par le penseur du sens de l’Histoire, le philosophe allemand Hegel.
Ils théorisent la nécessité pour le prolétariat de renverser l’État bourgeois, d’exproprier la bourgeoisie, la liquider en tant que classe et de construire un État socialiste permettant d’aboutir à une société sans exploitation ni violence ni injustice, le communisme.
L’Association Internationale des Travailleurs (Première Internationale de 1864 à 1876) dirigée par Karl Marx et Friedrich Engels leur permet d’élargir leur audience à d’autres militants prolétariens-révolutionnaires aguéris notamment l’anarchiste russe Mikhaïl Bakounine. Mais ce dernier maintient un réseau clandestin dans l’AIT afin d’évincer Marx et son idée d’État prolétarien centralisé dans sa défense et sa production, au profit du principe d’une multitude de communes auto-gérées, et donc vulnérables face à la contre-révolution bourgeoise. Marx et Engels ont aussi combattu toute forme de réformisme (prétention à « dépasser le capitalisme » par la réformes des institutions bourgeoises après la victoire aux élections, ces réformes étant censées « pousser la démocratie jusqu’au socialisme », on retrouve ces conceptions au sein du P »C »F et tous les partis révisionnistes) représenté à l’époque par Lassalle en Allemagne et la Fabian Society, à l’origine du Labour Party anglais (un parti qui se veut simple représentation politique des syndicats sans assumer le marxisme et donc refuse d’adhérer à la Deuxième Internationale). Cependant, via le SPD, le ralliement apparent mais hypocrite des lassaliens au marxisme va être à l’origine avec l’embourgeoisement des cadres du SPD, la routine parlementaire, l’implantation chez les intellectuels bourgeois donc ouverts à tout idéalisme, du révisionnisme de Bernstein auquel se rallie Karl Kautsky, le dirigeant de la Deuxième Internationale après la mort d’Engels, des marxistes Bebel et August Liebknecht.
Le mouvement de la Commune éclate alors dans plusieurs villes de France en 1871 et constitue, selon Engels, la première expérience de dictature du prolétariat. Mais la forte dominance des idées jacobines et proudhoniennes sur le Mouvement provoque son échec de par le caractère petit-bourgeois et donc non-révolutionnaires de ces principes. L’AIT n’a pas permis à Marx et Engels d’imposer leurs vues sur le mouvement prolétarien-révolutionnaire.
L’Internationale Ouvrière (Deuxième Internationale de 1889 à 1916) voit la conjugaison en Europe des succès des syndicats ouvriers à améliorer les conditions de vie des prolétaires et des partis sociaux-démocrates se développer numériquement, obtenant de bons résultats électoraux, fondant une contre-société ouvrière et diffusant dans la classe ouvrière des slogans issus du marxisme, bien que souvent mal compris voire dévoyés. C’est une réussite quantitative en ce qui concerne la création d’un parti socialiste implanté dans la classe ouvrière de chaque pays européen mais un échec en ce qui concerne le saut qualitatif théorique du mouvement prolétarien-révolutionnaire que prônaient Marx et Engels, notamment en raison de l’impossibilité à imposer une direction unie de la Deuxième Internationale et la trahison de Kautsky qui aurait pu incarner cette direction marxiste mais qui s’est rallié aux thèses de Bernstein au moment de la Première Guerre Mondiale alors qu’il les avait combattu auparavant.
II) Le marxisme-léninisme de Staline : une adaptation du marxisme aux conditions concrètes de son époque, qui est le seul courant du mouvement ouvrier à avoir réussi à fonder des Etats prolétariens durables aux réussites concrètes (du travail, un logement, de quoi manger, des soins, de l’éducation pour tout le monde, la paix, l’indépendance nationale, le progrès scientifique)
Cet échec de la Deuxième Internationale à imposer le marxisme aux Partis socialistes mène la direction de ceux-ci (SPD allemand, SFIO française, PSI italien, SPÖ autrichien etc.) à soutenir en 1914 l’effort de guerre de leur propre bourgeoisie nationale et donc envoyant des millions de prolétaires à l’abattoir, plutôt que de coordonner une stratégie de défaitisme révolutionnaire comme le prône le dirigeant du Parti Bolchévique russe (issu du Parti ouvrier social-démocrate russe qui a explosé entre d’un côté le Parti opportuniste des menchéviques qui suit la voie SFIO-SPD et le Parti révolutionnaire des bolchéviques qui s’y oppose), Lénine qui organise en Suisse à Zimmerwald le regroupement de la minorité de chaque parti socialiste européen opposée à la guerre. Lénine théorise un nouveau stade du capitalisme, l’impérialisme, qui fait de toute entreprise coloniale des pays occidentaux, un ennemi principal, face laquelle il faut soutenir toute forme de résistance, y compris d’émanation féodale, contrairement à la croyance de nombreux socialistes européens de l’époque comme quoi le colonialisme apportait le progrès capitaliste aux pays féodaux. On parle alors de marxisme-léninisme car un nouveau stade du capitalisme a nécessité un saut qualitatif effectué par Lénine et synthétisé par Staline.
Le Parti Bolchévique de Lénine prend la pouvoir avec la révolution russe de 1917. Il établit l’Internationale Communiste (Troisième Internationale de 1919 à 1943) qui voit une unité idéologique et pratique bien supérieure à celle de la IIème internationale avec une théorie qualitativement supérieure et surtout un commandent centralisé depuis Moscou, ce qui permet d’éviter de répéter les séparations nationales de la IIème.
Une vague révolutionnaire éclate en Europe et voit la fondation d’Etats socialistes éphémères : les Bienno Rosso en Italie, la formation des Républiques des Conseils de Hongrie, de Slovaquie, de Bavière, d’Alsace-Lorraine. Mais, ces républiques sont rapidement dissoutes, dans le sang à l’exception de l’Alsace-Lorraine. Les bolchéviques critiquent les erreurs aventuristes des révolutionnaires à la tête de ces Etats comme le hongrois Bela Kun (accusé de trotskisme et exécuté en 1937 sans qu’on ait de preuves concrètes), les bavarois Niekisch, Grühsam, Landauer (les deux derniers étant des anarchistes, Niekisch un social-démocrate qui théorise ensuite le « national-bolchévisme », une idéologie nationaliste et conservatrice qui déclare prendre exemple sur l’économie soviétique, sa super-structure étatique « prussienne » et chercher à établir une alliance germano-russe, bref un idéaliste qui intègre, après sa libération par l’armée rouge du camp de concentration où Hitler l’avait enfermé, le Présidium de la République Démocratique Allemande avant de démissionner et de passer à l’Ouest), le slovaque Janoušek et surtout les multiples tentatives d’insurrections infructueuses que va tenter le KPD en Allemagne jusqu’à 1923 sous la direction notamment de August Thalheimer (opposant au Komintern dans les années 30), Karl Radek (condamné pour appartenance au centre terroriste zinovievo-trotskiste), Zinoviev lui-même et Bela Kun. Ce pôle dirigeant alors le Komintern a été incapable d’établir des Etats prolétariens durables en Europe. Staline va alors trouver une réponse à l’échec de la révolution pan-européenne : le socialisme dans un seul pays, non comme fin en soi nationaliste, mais comme tactique temporaire, expérimentale, afin de constituer une base qui permettra de soutenir les révolutions dans d’autres pays. En 1922, le premier État prolétarien durable, l’URSS, est établi, suivi par la République Populaire Mongole en 1924. Cette stratégie a été un succès sur toute la ligne : l’URSS a réussi de nombreuses avancées dans la construction du socialisme.
Sous le secrétariat général de Lénine puis de Staline, le Parti Communiste de l’Union Soviétique édifie le socialisme (abolition du chômage en 1934, alphabétisation de masse, diffusion des soins, de la culture) et détruit l’axe fasciste qui avait juré d’éliminer physiquement tous les communistes. Enfin, les révolutionnaires-prolétariens ont des résultats concrets, observables.
Ainsi, le marxisme-léninisme constitue une synthèse supérieure à l’anarchisme et au réformisme qui n’ont mené qu’à des défaites pour le premier, des trahisons pour le second. Mais, Lénine a à faire face à l’émergence d’une ligne qui se veut marxiste, également opposée au réformisme et à l’anarchisme, mais qui s’oppose aux thèses léninistes. C’est le gauchisme de Rosa Luxemburg (martyre certes mais à la théorie politique erronée qui aurait sans doute mal tourner si elle était restée en vie), Bordiga et Pannekoek.
Dans un second temps, Staline doit combattre la ligne de Boukharine qui refuse la construction du socialisme en URSS au profit d’une économie capitaliste largement étatisée mais autorisant la propriété privée des moyens de production dans le cadre d’un secteur « limité, contrôlé » par une super-structure étatique puissante. Il prône également une politique internationale opportuniste, notamment en alliance avec la social-démocratie. Boukharine est le fondateur du révisionnisme moderne qui inspirera à des degrés divers Krouchtchev, Deng Xiaoping, Gorbatchev ou encore Prachanda au Népal. Là où Bernstein révisait ouvertement le marxisme (anticipant la social-démocratie keynésienne), là où Kautsky a prétendu servir le marxisme mais en adhérant de fait aux concepts de Bernstein concernant les moyens d’arrivée au pouvoir (cf son partisan Léon Blum qui est « pour la dictature du prolétariat » mais contre « la dictature du parti » et « son caractère durable, il faut qu’elle soit temporaire », ce qui a mené en pratique à une politique réformiste sous le capitalisme, c’est le courant « marxiste réformiste » qui est bien sûr un oxymore), le révisionnisme moderne se situe après la prise du pouvoir par les communistes. Il consiste en la volonté par le Parti Communiste au pouvoir de chercher sans liquider son Etat à introduire des éléments capitalistes (notamment en économie mais aussi pour certains au niveau de la super-structure étatique : l’alternance électorale par exemple, autorisant un parti à liquider ouvertement le socialisme).
Staline doit également combattre l’intriguant Trotsky, qui cherchant le pouvoir personnel, va s’allier avec divers figures bolchéviques entrées en opposition avec le secrétariat de Staline comme Zinoviev. Ils vont développer une organisation armée subversive soutenue par l’impérialisme, notamment l’Allemagne nazie, qui sera démantelée par l’Etat soviétique. Le courant trotskiste va se développer à l’international en collaboration avec les impérialistes. Malgré son inconsistance théorique qui mènera à de nombreuses scissions, il continue toujours aujourd’hui à exercer un pouvoir de nuisance important au sein du mouvement ouvrier, au même titre que l’anarchisme et les différentes formes de révisionnisme du marxisme, gauchiste (prétendument plus « révolutionnaire », moins « corrompu » que le léninisme de Staline) et droitier (prétendument plus « tactique », plus « actuel », moins « dogmatique » que le léninisme de Staline).
L’étude de l’Histoire nous montre donc que tous les courants opposés au marxisme-léninisme s’étant revendiqués de Marx et/ou d’Engels et/ou de Lénine n’ont mené qu’à la défaite et à la compromission. Il n’y’a aucune unité à mener avec ces gens-là mais une lutte idéologie intense. Aujourd’hui, en France, les anarchistes, les kautskistes, les boukhariniens et les trotskistes sont plus nombreux au sein du mouvement ouvrier que les marxistes-léninistes autrement dit les staliniens. Il faut agir bien sûr tactiquement et intelligemment sans sectarisme pour que notre camp reprenne le dessus dans le mouvement ouvrier.
Les résistances nationales au fascisme menées par les communistes en conjugaison avec l’action de l’Armée Rouge permettent dans un certain nombre de pays au renversement de l’État bourgeois et à l’instauration d’États marxistes-léninistes, notamment en Chine, en Corée et dans de nombreux pays d’Europe orientale (Albanie, Allemagne démocratique, Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Bulgarie, Roumanie et dans un premier temps, Yougoslavie jusqu’en 1948).
Staline établit le Kominform en 1947 pour coordonner l’action des partis communistes au pouvoir et de ceux poursuivant la lutte pour le pouvoir prolétarien.
Par la suite, les révolutions opposées au colonialisme et aux cliques néo-coloniales permettront, avec l’aide de l’URSS et du MCI, l’établissement de nouveaux États marxistes-léninistes en Amérique (Cuba, Grenade), en Afrique (Angola, Mozambique, Bénin, Congo-Brazzaville, Éthiopie, Somalie), en Asie (Vietnam, Laos, Kampuchéa, Afghanistan, Yémen).
Plusieurs autres États issus de ces mêmes révolutions s’allient à l’URSS et développent une économie plus ou moins planifiée sans pour autant adhérer au marxisme-léninisme (Algérie, Libye par exemple).
La Tricontinentale de Che Guevara et Mehdi Ben Barka prend le relais de la Ligue contre l’impérialisme et l’oppression coloniale qui voyait Willy Münzenberg coordonner les efforts de Lamine Senghor, Ho Chi Minh, Nehru, Messali Hadj, Einstein et Henri Barbusse.
III) L’éclatement du mouvement marxiste-léniniste, les déviations jusqu’à la défaite historique des années 1990
En 1948, Tito à la tête de la Yougoslavie rompt avec la voie socialiste du marxisme-léninisme de Staline. Il adopte une théorie éclectique (« marxisme non-dogmatique » de Lukacs), introduit la propriété privée des moyens de production en suivant les thèses de Boukharine. La Yougoslavie quitte le Kominform et s’allie avec les anglo-américains pour renverser le Parti du Travail d’Albanie et éliminer le Parti Communiste de Grèce. Des milliers de marxistes-léninistes fidèles à Moscou sont persécutés : certains sont assassinés, d’autres en exil, la majorité sont déportés dans des bagnes comme celui de Goli Otok.
Malgré ce coup dur porté au mouvement prolétarien-révolutionnaire international, le titisme est fortement combattu par les partis du Kominform qui purgent les éléments titistes en leur sein et condamnent la doctrine boukharinienne que suit Tito.
La mort de Staline constitue un tournant. La direction du PCUS est contesté. Lavrenti Beria est éliminé en 1953 par une coalition rassemblement aussi bien les fidèles à Staline comme Molotov, Kaganovitch, Vorochilov, que le futur apôtre du révisionnisme, Krouchtchev. Toutes les sources historiques permettent de croire que Beria était un intriguant anti-communiste qui aurait suivi la voie de Boukharine.
Au XXème congrès du PCUS, en 1956, Krouchtchev condamne les « crimes de Staline ». Il va alors introduire les thèses de Boukharine dans la pratique du PCUS et les diffuser à l’international, notamment la la soi-disant « voie pacifique vers le socialisme » qui révise la théorie marxiste comme quoi le socialisme peut seulement être établi à la suite d’une révolution violente. Cela dit, la co-existence pacifique peut se concevoir de manières différentes, l’analyse qu’en fait Honecker par exemple dans ses Carnets de Prison se situe dans la continuité de Staline et n’est pas révisionniste : c’est simplement l’idée d’éviter l’auto-destruction de l’humanité dans une guerre nucléaire mondiale. Krouchtchev a aussi théorisé l’idée de soutenir et encadrer les régimes issus de coups d’Etats militaires nationalistes dans les pays de la Tricontinentale (Amérique latine, Afrique, Asie) afin de les guider vers le socialisme, idée parfaitement juste qui a porté ses fruits à Cuba puis dans de nombreux pays d’Afrique, d’Asie et à nouveaux dans les Caraïbes à Grenade.
En 1961, le Mouvement Communiste International se revendiquant du marxisme-léninisme, se divise entre les partis réunis autour du Parti Communiste de l’Union Soviétique (PCUS) et ceux autour du Parti Communiste Chinois (PCC), qui prétendent défendre la révolution prolétarienne, même si le PCC a instrumentalisé une juste critique du révisionnisme krouchtchévien au service d’objectifs nationalistes qui à partir de 1969 deviennent contraires aux intérêts du MCI (alliance militaire avec les USA au nom de la théorie anti-léniniste des « Trois Mondes », soutien aux forces contre-révolutionnaires en Afrique australe, alliées à l’Occident et au régime d’Apartheid qui s’effondre notamment sous les coups portés par les communistes sud-africains, par Cuba à la bataille de Cuito Cuanavale, l’aide communiste apportée à la SWAPO en Namibie et au Front Patriotique du Zimbabwe qui abolit en 1980 le régime raciste de Rhodésie a également été décisive et peut donc être définie comme une grande victoire du mouvement communiste, à mettre au crédit du courant communiste pro-soviétique, comme la victoire des sandinistes au Nicaragua en 1979 et de nombreux nouveaux États socialistes en Afrique, en Asie, dans les Caraïbes des années 60 aux années 80).
Le camp pro-chinois se divise après 1976 entre les partis autour du Parti du Travail d’Albanie (PTA), qui rejette Mao et le PCC, et les différents courants maoïstes qui se divisent eux-mêmes entre eux, la grande majorité (notamment ceux existant encore aujourd’hui) rejetant la direction du PCC après la mort de Mao.
Le camp des partis restés pro-soviétiques en 1961 va également se diviser. Alors que la direction soviétique commence avec le renversement de Krouchtchev en 1964 et la nomination de Brejnev comme secrétaire du Parti (assisté de Kossyguine, Souslov, Podgorny et Andropov notamment) à critiquer les théories krouchtchéviennes de « voie nationale vers le socialisme » (contredisant l’existence des lois universelles du marxisme-léninisme) et de « voie pacifique vers le socialisme » à la suite du renversement de Allende au Chili que l’URSS avait soutenu et à réhabiliter Staline, ce sont les directions des trois partis principaux d’Europe de l’Ouest (PC français, italien et espagnol) qui vont défendre les thèses krouchtchéviennes et s’opposer à l’URSS (en condamnant par exemple en 1968 la juste intervention soviétique contre l’agitation contre-révolutionnaire en Tchécoslovaquie) en fondant le soi-disant « euro-communisme ». Tous les partis communistes restés pro-soviétiques en 1961 vont alors se diviser entre une fraction « euro-communiste » et une fraction pro-soviétique, ce qui va mener à des scissions comme la formation en 1973 du Parti Communiste Ouvrier Espagnol puis en 1984 du Parti Communiste des Peuples d’Espagne qui regroupe plusieurs organisations s’étant séparer du PCE dans les années précédentes sur cette question. Le PCOE se dissout dans le PCPE en l’an 2000. La fraction pro-soviétique au sein du PCF est à l’origine de la Coordination Communiste formée en 1991 (dont sont issus le PCRF, le PRCF et le RC), ainsi que du courant Vive le PCF qui existe toujours aujourd’hui au sein du PCF, mais qui est plus marqué par l’opportunisme encore (il soutient le réalignement en politique extérieure de Georges Marchais, secrétaire du PCF sur la politique soviétique, à partir de 1979..mais ce qui n’a pas mené à une restauration du marxisme-léninisme que Marchais supprime des statuts du parti la même année). Le terme euro-communiste émerge avec notamment le discours de Berlinguer défendant le multi-partisme au XXVe congrès du PCUS en 1976 et l’ouvrage de Carrillo « Eurocommunismo y estado » paru en 1977. Mais, en réalité, c’est une pratique politique en germe dès « la voie italienne vers le socialisme » proclamée par Togliatti en 1960, le discours au Times de Thorez en 1946 ou encore « le bloc historique nouveau » prôné par Roger Garaudy dans « Le grand tournant du socialisme » (bien qu’il soit exclu du parti l’année suivante). On peut voir que l’action soviétique vis à vis de ces thèses kautskistes-boukhariniennes a été largement négative sous Krouchtchev puis Gorbatchev qui les ont promu parfois par la force (exclusion et même meurtre, notamment dans les démocraties populaires, l’exemple le plus tragique étant Nikos Zachariadis, secrétaire héroïque du PC grec persécuté par Krouchtchev et vraisemblablement assassiné par le KGB en 1973), mais plutôt positive sous Brejnev, Andropov, Tchernenko.
Il faut aussi dire qu’il y’a eu des ambiguités, par exemple : Souslov a soutenu le coup d’Etat mené par Krouchtchev et le maréchal Joukov contre le soi-disant « groupe anti-parti » (en fait les marxistes-léninistes authentiques notamment Molotov, Kaganovitch et Vorochilov) en 1957 mais a ensuite soutenu le renversement de Krouchtchev en 1964 et a participé à la direction du Parti jusqu’à sa mort en 1982. Il y’a aussi eu des oppositions sur tel ou tel sujet, les groupes dirigeants de chaque parti n’ont jamais été unanimes.
Lorsque nous parlerons par la suite de marxistes-léninistes pro-soviétiques, nous désignerons ces fractions et organisations opposées à « l’euro-communisme » et qui iront jusqu’à remettre en cause Krouchtchev comme un révisionniste. C’est le travail de rectification opérée en son sein par le Parti Communiste de Grèce depuis les années 1990 et qui a mené jusqu’à la réhabilitation de Nikos Zachariadis en 2011.
Il existe des preuves décrites dans le Socialisme Trahi de Roger Keeran et Thomas Kenny comme quoi Andropov aurait entamé un projet de réforme de l’économie soviétique vers le socialisme en abandonnant totalement les thèses boukhariniennes, sachant que Brejnev avait déjà aboli certaines mesures de Krouchtchev mais sans revenir totalement à l’économie de Staline, cela a mené à une politique de stagnation économique, à l’explosion du marché noir, de la corruption, du banditisme. Cela dit, il faut soutenir l’excellente politique internationale de Brejnev qui allait dans le sens des intérêts du mouvement prolétarien-révolutionnaire international et donc de l’anti-impérialisme.
Dans sa biographie de son grand-père, Viachestlav Nikonov, petit-fils de Viachestlav Molotov, décrit le soutien de son grand-père, illustre marxiste-léniniste, fidèle de Staline au sein du Bureau Politique du PCUS et très grand ministre des affaires étrangères de l’URSS, à Iouri Andropov. C’est Constantin Tchernenko qui a réintégré Molotov dans les rangs du PCUS en 1984, signe que la direction du PCUS après Krouchtchev et avant Gorbatchev n’a pas été aussi mauvaise que ce qu’en disent les maoïstes et les hodjaïstes.
La politique catastrophique menée par Gorbatchev (qui généralise les thèses boukhariniennes non seulement à l’économie mais aussi à la super-structure étatique et promeut le séparatisme de chaque nationalité hors de l’URSS) à la tête du Parti Communiste de l’Union Soviétique mène à un processus très important de liquidation du socialisme dans les années 1986-1992 et ce par une voie violente (ainsi le communiste Erich Honecker est renversé de son poste de secrétaire du SED en 1989, il se réfugie à Moscou et est extradé vers la République fédérale d’Allemagne pour y être jugé et emprisonné, simplement pour avoir dirigé la construction du socialisme en RDA).
On peut citer notamment la dissolution de l’URSS, celle des démocraties populaires d’Europe orientale (Albanie, Allemagne démocratique, Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Roumanie, Bulgarie) et d’Asie (Afghanistan, Yémen démocratique, Kampuchéa), la suppression du marxisme-léninisme des constitutions de plusieurs pays africains (Angola, Mozambique, Bénin, Congo-Brazzaville, Éthiopie).
Ce processus va entraîner un fort affaiblissement du marxisme-léninisme. Il ne reste que cinq États qui s’en revendiquent après 1992 : Cuba, la République Populaire Démocratique de Corée (qui le retire de ses statuts en 2013 tout en conservant une économie planifiée), le Laos, le Vietnam et la Chine ! Mais ces trois derniers adoptent ouvertement la voie boukharinienne tour à tour : en 1978 en Chine (« Quatre modernisations »), en 1986 au Vietnam (Doi Moi) et en 1991 au Laos.
Le monde va connaître à partir des années 1990 une intensification de l’impérialisme US qui devient hégémonique avec ses alliés internationaux.
Dans le même temps, l’impérialisme occidental, qui ne s’est jamais totalement remis des deux chocs pétroliers des années 1970, va connaître un nouveau coup de massue avec la crise de 2008. Les attentats du 11 Septembre 2001 démontrent de manière spectaculaire que l’impérialisme occidental n’est qu’un tigre de papier, attendant que les prolétaires et peuples opprimés de tous les pays s’unissent pour le balayer.
Les courants pro-soviétique, pro-albanais, pro-chinois et maoïstes vont tous connaître des mérites dans les années 1990 à 2010 mais aussi des déviations, notamment un fort sectarisme les uns envers les autres.
On peut citer en particulier la théorisation du « marxisme-léninisme-maoïsme, principalement maoïsme » par Abimael Guzman dit « le Président Gonzalo » (on peut parler de gonzalisme ou maoïsme-gonzalisme) comme idéologie du Parti Communiste du Pérou-Sentier Lumineux et du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (RIM fondé en 1984 et qui disparait en 2006). Ce courant qui prétend dépasser un marxisme-léninisme devenu « obsolète », « révisionniste » ou encore « réactionnaire » (idées absurdes et révisionnistes justement) fait preuve d’un grand sectarisme, d’un aventurisme avec une conception schématique et linéaire de la révolution comme une guérilla dont la violence irait croissante jusqu’à la prise du pouvoir (sans concevoir de replis tactiques). Le rejet systématique des gonzalistes de toute pratique parlementaire et syndical, a fortiori dans les pays occidentaux, s’apparente au gauchisme de Bordiga et Pannekoek. On est donc en droit de considérer le MLMpM comme un courant révisionniste du marxisme-léninisme. Cependant, il faut quand même dénoncer la répression qu’exerce la bourgeoisie au Pérou contre le PCP-SL qui reste une organisation anti-impérialiste, sincèrement communiste, un peu à la manière du KPD de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, dont les idées contredisaient les thèses léninistes mais dont l’héroïsme était sincère. Désormais, des partis communistes que nous considérons authentiques comme le PC des Philippines utilisent le terme de marxisme-léninisme-maoïsme. On a ainsi pu voir une banderole avec le terme PKP-MLM dessus. Nous pensons qu’il est possible de convaincre ce parti de l’abandonner à la suite d’un long débat sur la construction d’une nouvelle Internationale. Il faut aussi voir que l’appellation maoïste leur tient à cœur pour deux raisons : les relations commerciales entretenues par l’URSS de Brejnev avec le régime anti-communiste tyrannique de Marcos aux Philippines (en dépit de l’accusation de soutien soviétique à la Nouvelle Armée Populaire, accusation rejetée par l’ambassadeur soviétique aux Philippines mais qui a quand même déclenché une enquête qui n’a pas abouti de la part de Manille) et le soutien de la République Populaire de Chine actuelle apporté au régime anti-communiste tyrannique actuel de Duterte. Ainsi, le PKP-MLM défend la filiation Staline-Mao contre Krouchtchev-Brejnev et Deng-Jinping.
IV) Situation actuelle et proposition de regroupement communiste international
Il existe un mouvement de reconstruction communiste international. Malheureusement, à l’exception du Séminaire Communiste International animé de 1992 à 2014 (date de sa dissolution) par le Parti du Travail de Belgique, parti initialement pro-chinois, dengiste dans les années 80, qui a su sortir du sectarisme dans les années 1990 mais qui a abandonné le marxisme-léninisme à son congrès de 2008, il se borne à ce jour principalement à faire vivre les divisions obsolètes qui ont affaibli le Mouvement Communiste International, avec pour chaque courant un ou plusieurs réels partis communistes d’avant-garde implantés au sein du prolétariat et rejetant autant le révisionnisme krouchtchévien que le gauchisme.
Mais, il y’a aussi dans chacun des trois courants des groupuscules insignifiants marqués par ces deux dérives anti-communistes comme le PKP-1930, groupuscule philippin adhèrant à la thèse de Krouchtchev de la « voie pacifique vers le socialisme » dans ses textes de congrès, dénonçant le Parti Communiste des Philippines comme « terroriste » et pourtant membre de Solidnet et soutenu par le PC de Grèce, ou la KOE, groupuscule grec se voulant maoïste et qui a intégré les sociaux-traitres de Syriza en Grèce et pourtant membre de l’ICOR et soutenu par le MLPD allemand, ou encore le PCMLE, groupuscule équatorien, se voulant hodjaïste, qui a soutenu le parti pro-impérialiste Pachakutik, acteur de putschs contre le dirigeant patriote Rafael Correa et dont les députés ont voté pour la suppression de l’asile politique de Julian Assange et pour la baisse des impôts des plus hauts revenus, PCMLE pourtant membre de l’ICMLPO-U&S et soutenu par le PCRV burkinabé (dont le refus du nom anti-colonial Burkina Faso est aussi facteur à critique, tout comme leur refus de participer à la révolution sankariste, mais qui a su s’imposer comme l’avant-garde prolétarienne-révolutionnaire dans son pays ces dernières décennies).
Il faut saluer la victoire des maoïstes népalais en 2006, la plus grande grève de l’histoire de l’Humanité menée par le Parti Communiste d’Inde (marxiste), l’extension des guerres populaires menés par le Parti Communiste d’Inde (maoïste) et le Parti Communiste des Philippines (combinée avec l’activité syndicale et parlementaire du Parti dans les villes à travers le Front National Démocratique), la politique d’unité de la résistance patriotique palestinienne menée par le FPLP, le développement de partis tels que le Parti Communiste de Grèce (KKE) avec son syndicat de 400 000 membres, le PAME, qui anime la Fédération Syndicale Mondiale, et le Parti Communiste Révolutionnaire Voltaïque (PCRV) au Burkina Faso, en première ligne avec son Organisation Démocratique de la Jeunesse (ODJ) dans la lutte contre le néo-colonialisme français qui tous trois tentent de reconstruire une Internationale communiste et bâtissent un syndicalisme prolétarien combatif.
Nous appelons donc en tant que Sartan Roujo, à l’organisation de rencontres entre le Parti Communiste Cubain, le Parti du Travail de Corée, le Parti Communiste des Philippines, le Front Populaire de Libération de la Palestine, le Parti Irlandais Républicain Socialiste (IRSP), l’Armée de Libération Nationale (ELN) de Colombie, les dissidences des FARC qui ont relancé la guerilla, le KKE, le PCRV, les Partis communistes d’Inde (marxiste et maoïste), le Parti Communiste maoïste du Népal de Biplav et d’autres partis communistes authentiques de chacun de ces courants sur des bases concrètes (nous pensons notamment à des partis conséquents d’Amérique latine qui ont fait preuve de leur léninisme comme le PC du Vénézuela ou le PC du Mexique mais aussi des organisations communistes turques comme le TKP ou le DHKP-C qui refusent le rojavisme, le PC maoïste d’Afghanistan ou encore le Parti Tudeh en Iran), afin de discuter entre réels partis communistes d’avant-garde aux positions authentiquement anti-impérialistes et construisant les conditions du soulèvement prolétarien. Ainsi pourrait être posées les conditions pour la fondation d’une Nouvelle Internationale Communiste sur la base du marxisme-léninisme tel que décrit dans les Principes du Léninisme (1924) de Staline, guide pour l’action et non dogme sclérosé, et dans l’œuvre théorique et pratique du Komintern puis du Kominform, la constitution soviétique de 1936 constituant une inspiration sur le plan juridique pour fonder les futurs États socialistes ou pour réformer les États qui s’en revendiquent actuellement.
L’idée serait de faire fusionner les partis communistes du même pays en un seul sur la base du marxisme-léninisme authentique et de faire fusionner les différentes Internationales existantes (Solidnet, ICOR, ICMLPO-US, INITIATIVE) en conservant les réseaux d’organisations de masse comme la FSM pour les syndicats ou l’ILPS pour les organisations anti-impérialistes qui pourrait se renommer la Nouvelle Tricontinentale. En Allemagne, nous aimerions que le DKP, le MLPD, la KO, le Arbeiterbund für den Wiederaufbau der KPD et d’autres groupes encore fusionnent au sein du KPD de Thorsten Schöwitz en y apportant leur propre expérience afin de refonder le parti de Ernst Thälmann. Ce serait un signal fort d’unité envoyé au MCI. En France, le PCRF a fait ses preuves comme seul parti refusant à la fois l’aventurisme, notamment celui du mouvement antifa, et l’opportunisme électoral. Mais, il reste un petit groupe peu implanté dans le prolétariat. Il faudrait donc que d’autres groupes fusionnent en lui.
Cette Nouvelle Internationale Communiste rejettera « l’économie socialiste de marché » (tout en admettant la possibilité que le Parti Communiste Chinois, le Parti Communiste Vietnamien et le Parti Révolutionnaire du Peuple Lao réforment à l’avenir leur économie dans le sens du socialisme mais en refusant pour le moment de les admettre au sein de la Nouvelle Internationale Communiste), « la transition pacifique vers le socialisme » et l’existence de « voies nationales vers le socialisme » primant sur les lois universelles du marxisme-léninisme.
Il reconnaîtra les apports théoriques et pratiques de Mao au marxisme-léninisme sans former pour autant une troisième étape du marxisme, idée qui n’a pas de fondement objectif, contrairement au passage du capitalisme de libre entreprise décrit par Marx au capitalisme monopoliste débouchant sur l’impérialisme décrit par Lénine, qui justifie de parler de marxisme-léninisme et non plus seulement de marxisme.
Il reconnaîtra le développement du socialisme en République populaire socialiste d’Albanie jusqu’en 1985 sous la direction du PTA d’Enver Hodja comme qualitativement supérieur du point de vue économique à l’URSS après 1956 et à la RPC après 1978.
Il reconnaîtra l’existence d’une fraction rouge au sein du PCUS, menée par Andropov et Tchernenko (qui a réintégré au sein du parti le marxiste-léniniste Molotov, ministre et membre du Bureau Politique sous Staline, qui avait été exclu et exilé par Krouchtchev) et au sein de divers partis restés pro-soviétiques après 1961, notamment au sein du SED est-allemand autour de Erich Honecker, au sein du PCF (le groupe qui fonde l’URCF à l’origine du PCRF), au sein du DKP.
Il reconnaitra le caractère socialiste des économies cubaine et nord-coréenne, qui n’ont pas rompu avec Moscou après 1961 mais n’ont pas cautionné toutes les déviations krouchtchéviennes non plus et ont su rester des pays d’économie planifiée résistant à l’impérialisme et assistant le MCI dans sa reconstruction.
Le Parti Communiste Cubain et le Parti du Travail de Corée (malgré la nécessité de réinscrire le marxisme-léninisme dans ses statuts) peuvent être admis au sein de la Nouvelle Internationale Communiste en raison de leur action pratique qui va dans le sens du Mouvement Communiste International.
Il reconnaîtra le droit de chaque parti à définir sa phase stratégique (qui peut évoluer avec le temps selon l’évolution du contexte local) de construction du Parti afin de fonder le facteur subjectif au soulèvement prolétarien : guerre populaire prolongée dans un certain nombre de pays, processus syndical-parlementaire dans d’autres
Il soutiendra concrètement (envoi de fonds, de médicament, de délégation, participation à la campagne de boycott BDS, la campagne pour le retrait de la liste des organisations terroristes des USA, du Canada, de l’UE des organisations de résistance nationale, au même titre que des organisations communistes internationales qui y sont mentionnées) la résistance nationale du peuple palestinien pour abolir la colonisation sioniste, obtenir un Etat souverain de la mer au fleuve et garantir le droit au retour de la diaspora sur ses terres.
Il soutiendra la guerre populaire menée par les révolutionnaires aux Philippines et en Colombie et agira pour l’unité des communistes marxistes et maoïstes en Inde.
Il soutiendra l’effort du PC maoïste du Népal de Biplav pour établir le socialisme au Népal.
Il apportera son soutien critique à un certain nombre de patriotes conséquences de la Tricontinentale tels Loukatchenko et Maduro face aux déstabilisations impérialistes.
Il reconnaîtra le droit à l’auto-détermination des peuples irlandais, basque, corse, catalan, tamoul, kanak, guadeloupéen, martiniquais, guyanais, mahohi entre autres.
Sur cette base-là, sera possible de fonder la Nouvelle Internationale Communiste et un institut de recherche marxiste-léniniste afin de dresser un bilan exact de l’histoire du mouvement prolétarien-révolutionnaire tel qu’ébauché ici mais aussi sur toutes les nouvelles questions aussi bien politiques, économiques, culturelles qui sont autant de défis à aborder avec rigueur, prudence et détermination, pour le mouvement prolétarien-révolutionnaire contemporain, autrement dit le mouvement marxiste-léniniste.
Prolétaires et peuples opprimés de tous les pays, unissez vous !
Le communisme vaincra l’impérialisme !
La Sartan Roujo, le 12 décembre 2021